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Les VINS DU LIBAN

 - Les VINS DU LIBAN

à Paris

La 1ère édition de ce salon a lieu ce jour, le 14 mai à l'Hôtel George V à Paris


14

Mai

2013

1ère édition des vins du Liban à Paris !

Là où est né le vin…

Au commencement était la vigne, et le Liban son berceau. Pour la première fois, les producteurs les plus prestigieux ou les plus novateurs font salon à Paris, autour de trente domaines d’exception. Un événement rare, organisé par le Ministère de l’Agriculture sous le Haut Patronage de son Excellence le Président de la République Libanaise le Général Michel Sleiman, et en partenariat avec l’OIV.

Un pays béni de Bacchus

L’histoire de la vigne au Liban se confond avec l’histoire de l’humanité. Depuis des millénaires, le vin y est roi.

C’est Noé dont le tombeau se trouverait dans la mosquée de Kerak, dans la vallée de la Beqaa, qui aurait planté la première vigne sur le majestueux Mont Sannine, ce Mont Liban emblématique du pays du Cèdre, entre mer et vallées fertiles. Et que dire des fameuses Noces de Cana au cours desquels, selon l’Evangile de Saint-Jean, Jésus transforma l’eau en vin… Premier miracle du Christ.

Une partie de l’ancien pays de Canaan, au Nord du Liban actuel et l’essentiel de la Phénicie ont constitué le creuset d’une civilisation fondatrice du vin riche et féconde. Si la vigne semble avoir été cultivées dès 6000 ans avant JC, ce sont les phéniciens qui perfectionnèrent son élaboration et leurs lourds navires sillonnaient la Méditerranée, chargés d’amphores de vin capiteux, d’huile, de grain et de métaux précieux. L’empire de la mer capitulera devant Alexandre le Grand mais la culture de la vigne n’aura jamais cessé de croître et de prospérer. Ca n’est d’ailleurs pas un hasard si l’antique cité de Baalbek possède l’un des plus beaux temples de l’époque gréco-romaine et l’un des mieux conservé…naturellement consacré à Bacchus.

Au Moyen-Age et à la Renaissance, les vins du Liban étaient aussi très prisés : de Tyr ou Sidon, voyageant dans les cales vénitiennes, ils alimentaient les cours occidentales, séduisant par leur robe pourpre et de leurs arômes épicés. Fruit d’une longue histoire d’amitié avec la France, qui contribua à en relancer la production au début du XXème siècle durant son mandat, le vin libanais entame avec dynamisme une nouvelle page de son histoire que les trente domaines réunis à l’occasion de cette 1ère édition illustrent brillamment, chacun à leur manière.

Un terroir d’élection et des hommes fiers de leur histoire

L’histoire de la vigne au Liban est une succession de renaissances portées par la patience et la passion.

Depuis les années 90, au sortir de 15 ans de guerre, le Liban s’est patiemment attelé à reconstruire sa viticulture. Dans les années 60, il ne comptait que trois producteurs « historiques ».

Aujourd’hui, une quarantaine de domaines cultivent 2000 hectares de vignes, produisant 8 millions de bouteilles et créant une émulation bénéfique dont tous se félicitent.

Malgré sa taille modeste, le Liban jouit d’une grande diversité de zones géographiques et climatiques. 2 régions sont particulièrement propices à la culture de la vigne et figurent parmi les plus anciennement cultivées.

La région du Mont Liban, sur les contreforts de la chaîne montagneuse du même nom, le long de la bordure côtière. Elle bénéficie pour sa partie occidentale qui regarde la mer, d’un climat typiquement méditerranéen, baigné d’influences maritimes tempérant les ardeurs du soleil et favorisant une maturation optimale des raisins. A l’Est, ses pentes orientées plein ouest, regardent la vaste plaine de la Beqaa.

Entre les deux chaînes du Liban et de l’Anti-Liban, cet étroit ruban de 10 km de large sur 120 de long à dominante argilo-calcaire constitue la plus importante zone viticole notamment autour de Zahlé, la ville principale. A elle seule, elle produit 95 % des volumes de vin libanais : cette longue plaine fertile est remarquablement irriguée par les eaux dévalant des deux barrières montagneuses qui la bordent et la protègent, et qui alimentent le Litani, son principal fleuve nourricier. Située à 1000 mètres d’altitude, bénéficiant d’un climat semi-continental aux saisons bien tranchées, elle engendre des vins d’un remarquable équilibre. Ici, l’ensoleillement diurne et les nuits fraîches génèrent une amplitude thermique importante, propice à une harmonieuse maturation des baies.

C’est dans cette zone que la majorité des domaines se situent. Ils y produisent des vins à la forte personnalité.
Ils sont exportés aujourd’hui avec succès principalement en Europe, aux USA et au Canada.

Une riche diversité de cépages et de style

Petit mais grand pays viticole, le Liban est comme un jardin merveilleux ou s’épanouissent les plus grands cépages mondiaux

Le vin libanais ne cesse de faire parler de lui. Ses grands crus s’illustrent majoritairement par leur puissance et leur matière. Les cépages dominants sont notamment français. Le cabernet-sauvignon, second cépage le plus planté au monde constitue 23 % de l’encépagement des rouges. Le cinsault le suit de près, avec près de 450 hectares plantés.
Récemment, comme partout ailleurs dans le monde, la syrah s’est taillée une belle part puisqu’elle représente 20 % du vignoble. Grenache, mourvèdre, petit verdot et merlot complètent cette belle palette, aux côtés de cépages de lointaine origine espagnole tels l’aramon, le carignan ou l’alicante. Mais le vignoble libanais dispose d’un très riche patrimoine qu’il convient de ne pas négliger.

En blanc, deux cépages autochtones comme le merwahi et l’obeidy sont toujours amoureusement cultivés. Ils voisinent avec des stars internationales comme le chardonnay, le sauvignon ou encore le viognier, le sémillon, le muscat la clairette ou la roussanne. Le Liban est majoritairement producteur de grands vins rouges (75%). Tantôt opulents, tantôt d’une surprenante finesse, ils portent tous une empreinte solaire et une âme bien née. Les blancs (20%) et les rosés (5 %) méritent également d’être découverts. Ils réservent bien d’heureuses surprises !